Les critiques face aux DLC fleurissent de plus en plus, qu'il s'agisse de leur prix, de leur intérêt, de leur annonce qui précède parfois la sortie du jeu ou encore de leur utilisation qui témoigne d'une suppression ou d'un blocage volontaire de contenu, engageant les joueurs à repasser à la caisse quelque temps après l'achat du jeu de base.

Cependant, le cas de Mass Effect 3 prend l'allure d'un Ovni puisque, ici, il ne s'agit pas d'une critique à l'encontre d'un DLC, mais de la réclamation d'un DLC à l'encontre d'un contenu de base désapprouvé. En effet, outre-Atlantique, de nombreux joueurs se sont sentis offusqués par une fin de jeu visiblement bien loin de leurs attentes. S'en est suivi la diffusion d'une pétition à l'attention des studios BioWare.

Tout ceci est surprenant mais ce qui l'est, peut-être, encore plus, c'est que BioWare a accepté de revoir la fin, ou du moins d'y apporter une explication, par le biais d'un DLC. Outre, la capacité d'écoute honorable que l'on peut reconnaître au studio, on peut se demander si cette situation n'est pas la porte ouverte à tous les caprices des joueurs. Cela peut aussi nous conduire à nous demander à qui appartient réellement le jeu et qu'est ce qu'il reste de la vision personnelle, artistique et intellectuelle, mobilisée dans l'œuvre culturelle vidéo ludique.

La législation sur le jeu vidéo reste floue et la question des droits d'auteur bien trop complexe, pour que nous l'appréhendions ici. Toutefois, l'intérêt philosophique de ce cas réside dans la compréhension de ce qui peut pousser les joueurs à adopter ce type d'attitude. Comment leur est-il venu à l'esprit cette idée, presque folle, d'exiger de changer la fin d'un jeu? Qu'est ce qui peut légitimer une telle réclamation? La vision des éditeurs à l'égard des jeux vidéo peut-elle être à l’origine de ce type de demandes?

Voici un article qui s'intéressera à quelques une de ces questions :

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